Faïenceries : Moustiers Sainte-Marie

Faïencerie de Moustiers Ste-Marie

Alpes-de-Haute-Provence, Provence-Alpes-Côte d’Azur

Dans ce village provençal, l’artisanat de la faïence est une activité séculaire. Aujourd’hui, le musée de la faïence y retrace les 5 siècles de production faïencière toujours active actuellement.

Sur place il y avait de l’argile, de la forêt et de l’eau. L’activité de poterie est attestée dès le haut Moyen Age. L’argile de belle qualité contient assez de calcaire pour ne pas se fendre à la première cuisson et favorise l’adhérence de l’émail.

C’est en 1678 que le potier Pierre CLÉRISSY (dont la famille est venue d’Italie) passe de la poterie vernissée à la production de faïence. C’est à cette époque que le roi fait remplacer la vaisselle d’or par de la faïence, suivi par les grandes familles. L’âge d’or de la faïence à Moustiers débute alors et durera jusqu’au XVIIIème siècle avec de nombreux services, de très beaux plats et des décors en camaïeu bleu. Le lien entre gastronomie et faïence s’établit à ce moment-là.

Le déclin s’amorce en 1769 avec la découverte, près de Limoges, du Kaolin utilisé pour produire la porcelaine. Puis ce fut l’arrivée (à partir de 1786) des faïences à terre blanche anglaises dont les décors sont collés au lieu d’être peints.

Le dernier atelier à Moustiers ferme ses portes en 1874. Il n’y a plus eu de production pendant 50 ans.

Marcel PROVENCE (dont le vrai nom est JOANNON), journaliste, écrivain et historien, relance en 1928 l’activité faïencière à Moustiers, créé l’académie et le musée de Moustiers. Ces faïences étaient décorées “façon Moustiers”, souvent avec un oiseau devenant le symbole de ces productions.

Cette activité s’arrête en 1937 mais retient l’attention de Henry MOISAND (faïencerie de Longchamp) en 1969. La faïence reste toujours présente à Moustiers avec ses 8 ateliers.

Sources :

  • Blog de Moustiers.fr : pages consacrées à la faïence.
  • Site henrymoisand.fr, notamment la page faïence et gastronomie.